Encore un billet sur un jeu, je joue pas mal en ce moment...
Il s'agit de Mirror's Edge, un jeu de plate-forme tout en 3D en vue subjective, une sorte de FPS où le but n'est pas de tuer. Le jeu est sorti sur consoles il y a quelques mois et malgré les bonnes critiques des magasines, ce ne fut pas un succès commercial d'après EA Games. Suite à la sortie PC il y a quelques semaines, je me suis décidé à le tester. D'une part parce que le concept novateur m'intéressait (j'y reviendrais), d'autre part parce que j'ai fais l'acquisition d'une GTX 285 qui me permet de tirer pleinement parti de la technologie PhysX.
Dans ce jeu, on incarne Faith, une jeune asiatique plutôt sportive. Elle vit dans une ville du futur où un état totalitaire a pris le pouvoir, ville dans laquelle s’est installé un culte de la propreté et où tous les bâtiments sont peins d’un blanc immaculé. L’héroïne est une messagère, une fille qui vit en marge de la société et qui livre des paquets pour le compte de personnes haut-placées, tout ceci illégalement.
Je ne vais pas décrire le jeu en détail, les tests des professionnels le faisant très bien. Je vais juste tenter d’expliquer ce qui m’a plu et pourquoi. D’abord l’aspect visuel : on évolue dans une ville d’une blancheur extrême, qui est pour moi synonyme de pureté. J’aime la sobriété et la simplicité, autant dans les couleurs que dans l’architecture des bâtiments et des niveaux. De plus cela créé un sentiment d’oppression, on se sent un peu mal à l’aise dans cette ville si parfaitement propre.
Une précision sur les couleurs tout de même : en extérieur, tout est blanc sauf les panneaux publicitaires, certains éléments des façades et les accessoires utilisables par Faith. En effet, pour aider le joueur qui peut facilement se perdre, le Sens Urbain colorie en rouge tous les objets dont on peut se servir pour continuer sa progression dès qu’on en approche. Les intérieurs sont souvent bien plus colorés, mais toujours d’une seule couleur, très vive (orange, vert, bleu, …) qui renforce le sentiment d’évoluer dans un bon de pureté parfaite.

Autre aspect qui m’a beaucoup plus : le gameplay. Il est immédiatement abordable avec une touche pour le saut et une touche pour se baisser. Rien de compliqué avec des combinaisons de touches pour effectuer des combos, il suffit d’utiliser ces 2 touches au bon moment. C’est vraiment très accessible (grand public oblige) et je peux m’amuser sans me prendre la tête, comme c’est le cas avec Warsow ou autre Rocket Arena.
J’ai vraiment aimé la possibilité de sauter de toit en toit, à la Yamakasi, de courir sur les murs pour atteindre une corniche, de grimper le long des gouttières… Même les passages en intérieurs sont sympas : On se glisse derrière des gros conduits, on rampe à l’intérieur d’autres conduits, on saute de tuyaux en tuyaux. Ca ne paraît sans doute pas folichon lorsque j’en parle mais c’est vraiment un univers sympathique dans lequel on évolue.
Je n’ai pas parlé de l’immersion, qui est aussi au cœur du gameplay. Il n’y a pas de HUD, pas de jauge de vie ou de munition. Si on se blesse, l’écran rougit sur les bords et toutes les couleurs perdent en intensité. La vue subjective, les effets sonores avec la respiration haletante de Faith lorsqu’elle court, rendent vraiment le jeu très immersif.
Je tourne en rond et je n’arrive pas à exprimer ce que je veux, donc je vais en rester là. Malgré une durée de vie assez courte, une rejouabilité sans grand intérêt pour moi (je n’ai jamais aimé le principe des highs scores ou du time trial), c’est un jeu que j’ai beaucoup apprécié et que je conserve précieusement.